Ton mix rap est-il prêt pour Spotify ?

Dépose ton son. Tu as le loudness (LUFS), la crête, le grave, la phase et le repli mono, avec un verdict clair sur chaque point et une note sur 100. Gratuit, sans inscription.

Ton fichier n’est envoyé nulle part : tout est calculé sur ta machine.

Glisse ton fichier ici

WAV, AIFF, FLAC, MP3 ou M4A, jusqu’à 80 Mo. Pour un vrai diagnostic, pars du WAV, pas d’un MP3 déjà encodé.

Méthode

Sur quoi reposent les calculs et le verdict

Normes
Loudness intégré : UIT-R BS.1770-4 (pondération K, blocs de 400 ms, portes à −70 LUFS et −10 LU). Crête vraie : même norme, annexe 2, suréchantillonnage ×4 entre chaque paire d’échantillons. Plage de loudness : EBU Tech 3342 (fenêtres de 3 s, porte à −20 LU, centiles 10 et 95).
Mesures de studio
Sans norme officielle, sur tout le fichier : corrélation de phase, largeur stéréo et repli mono (calculés sur le centre G+D et les côtés G−D), balance, échantillons à 0 dBFS, décalage continu, répartition du spectre (FFT de 16 384 points).
Seuils
Mes repères d’ingé son pour les musiques urbaines, pas une norme. Par exemple : loudness entre −16 et −9 LUFS ; crête sous −1 dBTP, comme le recommande l’EBU (R 128) ; corrélation négative, à corriger. À la lecture, les plateformes ramènent les titres vers −14 LUFS : un master plus fort est simplement baissé.
Non jugé
Le mix lui-même : la voix, l’arrangement, l’émotion, les choix artistiques. Un fichier peut cocher toutes les cases et sonner mal. Le score part de 100 et perd des points à chaque carte « à surveiller » ou « à corriger » ; il ne remplace pas une écoute.

Combien de LUFS pour un son rap ?

Le LUFS mesure le volume perçu d’un morceau entier. Par défaut, Spotify règle la lecture autour de −14 LUFS : un master plus fort est baissé, un master plus faible remonté (dans la limite de sa crête). Les abonnés Premium peuvent choisir un réglage plus fort (−11) ou plus calme (−19). Les autres plateformes normalisent aussi, avec des cibles voisines mais pas identiques.

Conséquence directe en rap et en trap : écraser ton master à −7 LUFS ne le rend pas plus fort sur Spotify dans son réglage par défaut. Il est baissé au niveau des autres, mais la dynamique perdue ne revient pas : un limiteur poussé écrase souvent les attaques de la 808 et de la caisse claire. Mon repère d’ingé son pour le rap : entre −12 et −9 LUFS, le son reste dense et garde de l’impact. Un repère, pas une règle : beaucoup de sorties rap commerciales vont plus loin, autour de −8 à −9 LUFS. C’est un choix de couleur, plus serrée et plus agressive, qui se paie en dynamique.

À l’inverse, un fichier à −20 LUFS n’est pas un problème en soi. Pour un son rap, c’est le plus souvent que le mastering n’est pas encore fait.

La crête : −1 dBTP, et −2 si ton master est fort

La crête vraie (dBTP) est le point le plus haut atteint par le signal, y compris entre deux échantillons. Spotify conseille de la garder sous −1 dBTP, et sous −2 dBTP si ton master dépasse −14 LUFS. La raison : l’encodage avec perte des plateformes (Ogg Vorbis, AAC ou MP3 selon le service) fait remonter les crêtes, et un master collé à 0 peut saturer après coup.

L’outil mesure cette crête par suréchantillonnage, comme les compteurs de mastering, et compte les échantillons collés au plafond. Il alerte au-dessus de −1 dBTP ; la marge de −2 pour un master fort, c’est à toi de la vérifier sur la carte « Crête maximale ».

La 808, le grave et le test du téléphone

En rap, c’est le grave qui casse le plus de mixes. L’outil te donne trois repères :

  • Énergie sous 120 Hz : si la 808 et le kick prennent trop de place, tout le reste paraît petit et le limiteur travaille pour rien.
  • Compatibilité mono : sur une enceinte Bluetooth ou un téléphone, le son est replié en mono. Une 808 ou des pads élargis en stéréo peuvent alors perdre du volume, voire disparaître.
  • Corrélation de phase : une valeur négative veut dire que gauche et droite se contredisent. À corriger avant le master.

Ces trois points-là se règlent surtout au mixage. C’est souvent l’une des choses qui séparent un son « fait maison » d’une sortie qui tient partout.

Ce que l’analyse ne juge pas

Les mesures décrivent le fichier, pas le morceau. Elles ne disent rien de ta voix, de ton placement, de ton arrangement ni de l’émotion. Un son peut avoir 100/100 et sonner mal, ou 70/100 et tout casser. Elles servent à repérer ce qui bloque objectivement avant la sortie ; le reste s’écoute.

Si l’analyse pointe un problème et que tu veux le régler sans y passer la semaine, je mixe et je masterise ton titre. Et si tu masterises toi-même, Glokid Master est le plugin que j’ai construit pour ça.

Questions fréquentes

Mon fichier est-il envoyé quelque part ?
Non. Le calcul se fait entièrement dans ton navigateur, sur ta machine. Ton fichier ne quitte jamais ton ordinateur ou ton téléphone.
WAV ou MP3 ?
Analyse le WAV exporté de ton projet. Un MP3 a déjà été encodé : ses crêtes et son aigu ne disent plus la vérité sur ton master.
Quels formats sont acceptés ?
WAV, FLAC, MP3 et M4A, jusqu’à 80 Mo (l’AIFF selon le navigateur).
Mon son est-il assez fort pour Spotify ?
Au-delà de −14 LUFS, Spotify baisse ton titre dans son réglage par défaut : forcer le niveau n’apporte rien et coûte souvent en punch. Ce qui compte, c’est qu’il soit masterisé, que la crête reste sous −1 dBTP et que le grave tienne en mono.
Et la tonalité ou le BPM de mon instru ?
C’est un autre outil, gratuit lui aussi : trouver la tonalité et le BPM d’un son, avec le réglage à mettre dans Auto-Tune.